Actualités

Droit international privé

La High Court anglaise se prononce sur le sort des anti-suit injunctions sous le reglement Bruxelles I bis

· Guillaume Croisant

Par une décision rendue le 6 juin 2018 dans l'affaire Nori Holdings c/ Bank Otkritie ([2018] EWHC 1343 (Comm)), la High Court anglaise a jugé que la refonte du règlement de Bruxelles n'avait pas pour conséquence de lui permettre de prononcer des anti-suit injunctions dans le cadre de l'espace judiciaire européen. ...

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Insolvabilité

Cass. 21 juni 2018: vereenvoudigd fiscaal derdenbeslag tijdens gerechtelijke reorganisatie

· Inge Vandeplas

Op grond van artikel 164 KB/WIB kan de belastingadministratie een vereenvoudigd derdenbeslag leggen ten laste van de belastingplichtige. De belastingplichtige kan binnen 15 dagen verzet aantekenen tegen het vereenvoudigd derdenbeslag. Indien dergelijk verzet wordt ingesteld, dan behoudt het beslag haar bewarende werking op voorwaarde dat de ontvanger binnen een maand een uitvoerend beslag heeft gelegd overeenkomstig de artikelen 1539 e.v. Gerechtelijk Wetboek (art. 165 KB/WIB). ...

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Assurances

Le délai de prescription prévu en matière de contrat de voyage ne s’applique pas à l’action directe du client d’une agence de voyage contre l’assureur de celle-ci

· Béatrice Toussaint

A nouveau saisie de divergences entre des délais de prescription, la Cour de cassation précise par son arrêt du 28 mai 2018  (F-20180528-1 – C.17.0586.F) la notion de « dispositions légales particulières » permettant de déroger au délai de prescription de 5 ans  applicable à l’action directe de la personne lésée contre l’assureur (article 88 § 2 de la loi du 4 avril 2014 relative aux assurances). ...

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Droit de la concurrence et secteurs régulés

Festivalorganisatoren / Sabam, NL Rechtbank van Koophandel Brussel 12 april 2018

· Julie Probst

De verhoogde tarieven van Sabam zijn excessief volgens de stakingsrechter te Brussel. ...

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Droit de la concurrence et secteurs régulés

Les arrêts České dráhy / Commission du 20 juin 2018

· Julie Probst

Le Tribunal de l’Union européenne rappelle que les décisions d’inspection de la Commission européenne doivent être limitées au champ d’infractions pouvant être suspectées sur la base d’indices sérieux et annule partiellement une première décision d’inspection de la Commission, tout en confirmant une deuxième décision d’inspection. ...

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Droit de la concurrence et secteurs régulés

Arrêt MEO de la Cour de Justice du 19 avril 2018

· Julie Probst

La Cour de Justice a clarifié les conditions dans lesquelles l’application de prix discriminatoires par une entreprise dominante à ses partenaires commerciaux peut être considérée comme constitutive d’abus de position dominante. ...

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Droit pénal économique

La transaction pénale élargie peut être à nouveau proposée après la mise en mouvement de l’action publique

· Thierry GHILAIN

Bien qu’attendu, l’arrêt rendu par la Cour constitutionnelle le 2 juin 2016 avait sonné comme un coup de tonnerre. La Cour avait estimé que le système transactionnel violait les articles 10 et 11 de la Constitution, combinés avec le droit à un procès équitable et avec le principe de l’indépendance du juge, en ce qu’il habilitait le ministère public à mettre fin aux poursuites par voie d’une transaction pénale après l’engagement de l’action publique sans qu’existe un contrôle juridictionnel effectif.   Le système mis en place par la loi du 2 mai 2018 conserve la possibilité pour le procureur du Roi de mettre un terme à une enquête en cours quand les faits ne sont pas de nature à être punis d’une peine supérieure à 2 ans de prison et quand il n’y a pas d’atteinte grave à l’intégrité physique. Le procureur fixe les modalités et les délais après avoir informé le prévenu et la victime et leur avoir donné accès au dossier s’il ne l’ont pas encore eu. La prescription de l’action publique est suspendue à partir de cette proposition et jusqu’à la décision du procureur du Roi de ne pas appliquer l’article 216bis ou au constat de l’absence de mise en œuvre de la transaction ou de la mise en œuvre partielle de celle-ci. ...

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Droit commercial général

La médiation peut dorénavant être ordonnée contre la volonté d'une partie

· Olivier Vanden Berghe

La loi dite "Waterzooi" du 18 juin 2018 modifie le Code judiciaire pour encourager plus encore la médiation. L'exposé des motifs voit le règlement d’un litige par les cours et tribunaux comme un "filet de sécurité" lorsque les solutions amiables ne sont pas possibles. L'avis critique du Conseil d'Etat relevait laconiquement que la logique de l'avant projet était de faire des cours et tribunaux un mode alternatif de règlement de conflits. Ainsi, le juge pourra dorénavant (l'article en question entre en vigueur le 12 juillet 2018) ordonner le recours à la médiation même contre la volonté d'une partie (actuellement ceci suppose l’accord des parties). L'avis du Conseil d'Etat, selon lequel une médiation est par nature volontaire, n'a donc pas été suivi. Selon le gouvernement il est seulement impossible d'imposer  à une partie un accord dans le cadre d'une médiation, il est en revanche possible de lui imposer une médiation. Le juge pourra imposer une telle médiation jusqu'au mois calendrier suivant le dépôt des premières conclusions du déféndeur. Autre nouveauté qui entrera en vigueur le 1er janvier 2019: l'introduction du processus de "droit collaboratif", un processus volontaire et confidentiel de règlement des conflits par la négociation, dans lequel des "avocats collaboratifs" de chaque partie agissent dans le cadre d'un mandat exclusif et restreint seulement en vue d'un accord amiable. Les formations comme "avocat collaboratif" n'existent toutefois pas encore. ...

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Droit commercial général

Bemiddeling kan voortaan worden bevolen tegen de wil van een partij

· Olivier Vanden Berghe

In de zgn. Waterzooiwet van 18 juni 2018 wordt het Gerechtelijk Wetboek aangepast om bemiddeling verder te bevorderen. De Memorie van Toelichting ziet de beslechting van een geschil door de hoven en rechtbanken voortaan als een "vangnet" wanneer minnelijke oplossingstrajecten niet mogelijk zijn. Het kritisch advies van de Raad van State merkte fijntjes op dat de logica van het voorontwerp er in feite in bestond om van de hoven en rechbanken rechtbanken de "alternatieve geschillenbeslechting" te maken. Zo zal een rechter voortaan (het artikel treedt in werking op 12 juli 2018) een beroep op bemiddeling kunnen bevelen zelfs tegen de wil van een partij (momenteel kan dat enkel met instemming van de partijen). De Memorie van Toelichting stelt nochtans dat "bemiddeling in se vrijwillig van aard is en nooit kan worden opgelegd." Dit was ook het advies van de Raad van State. Het advies werd niet gevolgd door de regering, met als motivering dat enkel een bemiddelingsakkoord niet kan worden opgelegd, maar een bemiddelingstraject opleggen wel kan. De rechter zal de bemiddeling kunnen bevelen tot de kalendermaand volgend op de neerlegging van de eerste conclusie van de verweerder. Nieuw is ook de invoering (inwerkingtreding 1 januari 2019) van de collaboratieve onderhandeling, een vrijwillige en vertrouwelijke procedure van geschillenoplossing door onderhandeling, waarbij "collaboratieve advocaten" van de partijen optreden in het kader van een exclusief en beperkt mandaat met het oog op een minnelijke regeling. De opleidingen om als "collaboratieve advocaat" erkend te worden bestaan echter nog niet. ...

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Droit commercial général

Het ontslag om dringende reden van de werknemer van de handelsagent verantwoordt niet noodzakelijk de ontbinding van de agentuurovereenkomst wegens ernstige tekortoming - Cass. 23 april 2018

· Olivier Vanden Berghe

En vertu de l'article X.17 du Code de droit économique le contrat d'agence peut être résilié en raison d'un manquement grave de l'autre partie à ses obligations. Dans un cas d'agence bancaire, la cour d'appel de Bruxelles avait considéré que le non-respect des procédures d’octroi des crédits par l'agent ne justifiaient pas suffisamment une telle résiliation, même si l'agent avait licencié pour faute grave l'employé qui avait violé ces procédures. La cour d'appel avait justifié sa décision en relevant entre autres, l'absence d'engagement de fonds de la banque, l'absence d'enrichissement personnel, la ponctualité des faits reprochés, l'ancienneté des relations et les bons résultats commerciaux de l’agence, pour conclure que la violation du contrat ne constituait pas, subjectivement, un manquement grave rendant immédiatement et définitivement impossible la poursuite des relations entre les parties. Selon la cour d'appel un rappel des règles et une mise au point stricte avec l'agent, accompagnés de mesures de contrôle renforcées, auraient pu permettre la continuation des relations entre les parties dans un climat de confiance. Dans un arrêt du 23 avril 2018 (C.17.0568.F) la cour de cassation a rejeté le pourvoi contre cette décision, confirmant que les faits ayant entraîné le licenciement pour motif grave de l'employé ne sont pas nécessairement constitutifs d’un manquement grave justifiant la rupture sans préavis du contrat d’agence, renvoyant à différence de longévité entre le contrat d'agence (25 ans) et le contrat de travail (7 ans), relevée par la cour d'appel. ...

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